Note générale :
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La difficulté d'être serait-elle liée au nom ? Comme si c'était par le nom inassumable qu'elle se donnait à traduire ? L'interrogation du nom, poursuivie d'ouvrage en ouvrage, depuis le premier Livre des Questions -dont le Livre des Ressemblances a pris la relève-, n'est-elle, en fait, que notre propre et implacable mise en question à travers le vocable qui nous porte et nous rejette ? Toute allégeance, pleinement assumée, a-t-elle son origine -ô dérision !- dans l'insupportable constat de l'impossible appartenance que, pour ne pas sombrer, nous nous accordons à nier ? Mais le livre n'est, peut-être, qu'une étape franchie vers l'horizon où tout se simplifie ; car seule la mort est simple. Au coeur du soupçon que chacun des mots aggrave ; au seuil du désert où il nous laisse, le livre ne serait, nommé par ce qu'il nomme, que l'ouverture et la clôture infinies du nom
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