Note générale :
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Un critique qui découvre un concerto inconnu de Mozart, une interprète qui assiste (peut-être) à la mort de son ancien rival, un comédien qui décide de s'enfermer dans sa loge, un écrivain pris au piège de l'écriture, un voyageur de commerce qui disparaît, un fils de gardien de phare hanté par la mort de son père - les narrateurs de ces nouvelles sont tous à la recherche d'une certitude qui leur échappe. La remarque vaut aussi pour "au commencement", le récit autobiographique qui suit. Simplement, quand on invente, on est moins exigeant sur la netteté de l'image : il est bon, au contraire, qu'elle tremble un pàeu pour laisser la place au songe. Quand on s'explique sur soi, quand on s'analyse, ces écarts ne sont plus de mise. Le narrateur, au lieu d'être un témoin plus ou moins fiable, devient son propre juge
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