Note générale :
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Du phénomène antisémite qui a éclaté dans les années 2000, on n'a en général proposé que des explications idéologiques ou psychologiques. On a parlé du malaise et de l'angoisse des Juifs de France, de la haine antisémite de l'islam, de la crise des banlieues... Mais on n'a pas assez analysé les causes profondes, inscrites dans les cadres mêmes de la société française et les logiques de l'évolution de l'Europe. L'auteur soutient l'idée que la culture politique de la France, marquée par le centralisme étatique, a connu après guerre une nouvelle donne. La condition juive, qui y avait été toujours problématique (soupçon de double allégeance, etc), y avait trouvé enfin un répit, un nouveau type d'identité, « l'identité communautaire », conjuguant l'affirmation de soi avec la citoyenneté et la culture ambiante : une communauté non communautariste. Ce fut un âge d'or
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